Après une course au départ des plus chaotique la semaine dernière à Spa qui a notamment vu le leader Fernando Alonso ou encore Lewis Hamilton obligés à l’abandon et le champion du monde en titre Sébastian Vettel remonter dans les points avec une seconde place, c’est à Monza que tout le petit monde de la F1, hormis Romain Grosjean qui a été suspendu suite à son erreur de départ, se rend ce weekend pour une course aussi attendue par les pilotes que par le public. Sans aucuns doutes la course la plus dangereuse de la saison du fait d’un tracé extrêmement rapide et d’installations de piste très vétustes, je vous propose une petite retrospective sur cette épreuve mythique avant le départ de la course qui aura lieu dimanche !

FICHE TECHNIQUE DU GRAND PRIX

13ème épreuve de la saison
Autodrome de Monza (5,793 km) – Milan, Italie
53 tours, soit 306,720 km

Site officiel : www.monzanet.it
Vainqueur 2011 : Sebastian Vettel, Red Bull-Renault, 1 h 20 min 46 s 172 (vitesse moyenne : 227,848 km/h)
Pole position 2011 : Sebastian Vettel, Red Bull-Renault, 1 min 22 s 275 (vitesse moyenne : 253,477 km/h)
Record du tour en course 2011 : Lewis Hamilton, McLaren-Mercedes, 1 min 26 s 187 (vitesse moyenne : 241,972 km/h)

Usure des pneus : faible
Pneus à surveiller : gauches
Usure des freins : très forte
Appui aérodynamique : minimal
Pleine charge (accélérateur à fond) : 71% du tour
Secteur à fond le plus long : 1 320 mètres
Effet du poids de l’essence : 10 Kg font perdre 0″38 au tour

PETIT RETOUR HISTORIQUE

La première édition du Grand Prix automobile d’Italie a lieu le 4 septembre 1921 à Brescia. Le GP d’Italie de Formule 1 est inscrit depuis 1950 au calendrier du championnat du monde. Depuis 1950, toutes les courses ont eu lieu sur le circuit de Monza sauf l’édition 1980 qui se tint sur le circuit d’Imola.

FAITS MARQUANTS

Grand Prix d’Italie 1928 : Pendant cette épreuve, le premier et le plus grave accident de l’histoire de l’automobile italienne surviendra au 17e tour. Emilio Materassi et 23 spectateurs perdront la vie à la suite d’un accrochage avec un autre concurrent survenu alors que Materassi essayait de le dépasser dans la ligne droite des stands1. À la suite de cette tragédie, l’organisation du Grand Prix d’Italie sera suspendue pendant les deux années suivantes, en 1929 et en 1930.

Grand Prix d’Italie 1961 : Pour l’avant-dernière épreuve de la saison, à Monza, beaucoup d’observateurs attendent le sacre mondial de Wolfgang von Trips. l’Allemand possède en effet quatre points d’avance sur son coéquipier l’Américain Phil Hill et semble avoir pris un ascendant moral qui se confirme aux essais qualificatifs où il signe la pole position tandis que Hill est relégué en quatrième position derrière Richie Ginther et le débutant mexicain Ricardo Rodriguez, tout juste âgé de 19 ans. Mais tout bascule au départ : mal parti, von Trips se retrouve piégé au milieu d’un petit peloton au moment d’aborder la Parabolique. Il s’accroche avec la Lotus de Jim Clark et est projeté hors de la piste. On dénombre quinze victimes, dont le pilote allemand. La course est remportée facilement par Hill, qui s’adjuge par la même occasion le titre mondial.

Grand Prix d’Italie 1965 : Alors qu’il ne dispute seulement la huitième course de sa carrière en Formule 1 Jackie Stewart (BRM) remporte à l’issue d’un duel fratricide avec son coéquipier Graham Hill la première victoire de sa carrière en Formule 1.

Grand Prix d’Italie 1969 : Au terme d’une course d’aspiration, l’Ecossais Jackie Stewart s’impose d’un souffle devant l’Autrichien Jochen Rindt et décroche son premier titre mondial.

Grand Prix d’Italie 1970 : Leader du championnat depuis sa victoire au Grand Prix de France sur le Circuit de Charade l’Autrichien Jochen Rindt aborde le GP d’Italie avec une large avance au championnat. Il compte en effet 20 points d’avance sur Jack Brabham son plus proche poursuivant. Denny Hulme pointe lui à 25 points et Jacky Ickx et Jackie Stewart à 26 points, mais c’est avec stupeur que l’on apprend la mort du pilote autrichien à l’occasion des derniers essais du Grand Prix d’Italie. Victime d’une sortie de piste à l’abord de la « Parabolica » pour des raisons jamais totalement élucidées (on parlera d’une défaillance du système de freinage), Rindt est tué sur le coup. La course est remportée par Clay Regazzoni dont le V12 Ferrari excelle sur les longues lignes droites italiennes.

Grand Prix d’Italie 1971 : Sans enjeu, le GP d’Italie n’en rentre pas moins dans l’histoire. Au terme d’un longue course d’aspiration en peloton, Peter Gethin s’impose pour un centième de seconde devant Ronnie Peterson. François Cevert complète le podium à 9 centièmes, devant Mike Hailwood à 18 centièmes et Dan Ganley, cinquième à 61 centièmes de seconde : c’est l’arrivée la plus serrée de l’histoire de la Formule 1. Peter Gethin, limogé quelques semaines plus tôt par McLaren pour manque de résultats s’impose au volant d’une BRM, équipe où il remplace Pedro Rodriguez décédé dans une épreuve d’Endurance.

Grand Prix d’Italie 1973 : Dernier GP europeén de la saison, la course est remportée par le Suédois Ronnie Peterson (Lotus) qui s’impose d’un souffle devant son coéquipier le brésillien Emerson Fittipaldi et offre par la même occasion sa troisième couronne mondiale à Jackie Stewart.

Grand Prix d’Italie 1976 : Dernière épreuve européenne de la saison, le Grand Prix d’Italie a été remporté par Ronnie Peterson mais a été surtout marqué par le retour surprise à la compétition de l’Autrichien Niki Lauda (Ferrari) moins de 6 semaines après son terrible accident au Grand Prix d’Allemagne au Nürburgring.

Grand Prix d’Italie 1978 : Comme en 1961 le championnat connaît son épilogue à Monza de la plus tragique des façons. Impliqué dans un carambolage général au premier départ de la course, Ronnie Peterson est grièvement blessé aux jambes. Transporté à l’hôpital de Milan, son état de santé s’aggrave subitement dans la nuit en raison de complications post-opératoires. Peterson n’y survivra pas. Vainqueur de la course avant d’être déclassé tout comme le Canadien Gilles Villeneuve (Ferrari) pour avoir anticipé le second départ, Mario Andretti devient néanmoins champion du monde, la victoire revenant à Niki Lauda (Brabham-Alfa-Romeo).

Grand Prix d’Italie 1980 : Exceptionnellement organisé sur le Circuit d’Imola le Grand Prix d’Italie est remporté par Nelson Piquet (Brabham) devant Alan Jones (Williams), Grâce à cette victoire le Brésillien compte un point d’avance sur son rival australien au moment d’aborder la tournée nord-américaine, décisive pour l’attribution du titre mondial.

PALMARES - Le palmarès complet depuis 1921 par ici

2000 – Michael Schumacher – Ferrari
2001 – Juan Pablo Montoya – Williams-BMW
2002 – Rubens Barrichello – Ferrari
2003 – Michael Schumacher – Ferrari
2004 – Rubens Barrichello – Ferrari
2005 – Juan Pablo Montoya – McLaren-Mercedes
2006 – Michael Schumacher – Ferrari
2007 – Fernando Alonso – McLaren-Mercedes
2008 – Sebastian Vettel – Toro Rosso-Ferrari
2009 – Rubens Barrichello – Brawn-Mercedes
2010 – Fernando Alonso – Ferrari
2011 – Sebastian Vettel – Red Bull-Renault

Source Wikipedia & www.monzanet.it