Voué à devenir le « Monaco » de la péninsule ibérique, le Grand Prix d’Europe qui aura lieu de dimanche sur le circuit urbain de Valence en Espagne pour la cinquième année consécutive n’a jusqu’à présent pas laissé de grands souvenirs sportifs mis à part le fameux looping de Mark Webber en 2010. Plutôt lent et dépourvu de rythme à cause de ses 25 virages – 11 à gauche et 14 à droite – dont près d’un tiers se passent à moins de 100 km/h, les courses y sont généralement ennuyeuses et se résument souvent à une bête queue leu-leu. Mais après sept courses qui ont connu autant de vainqueurs depuis le début de la saison, cette édition du Grand Prix d’Europe pourrait cependant réserver des surprises. En attendant dimanche, je vous propose de découvrir les détails de ce Grand Prix d’Europe 2012 ainsi qu’un petit retour historique sur la course dans la suite !

FICHE TECHNIQUE DU GRAND PRIX

8ème épreuve de la saison
Circuit urbain de Valence (5,419 km) – Valence, Espagne
57 tours, soit 308,883 km

Site officiel : www.valenciastreetcircuit.com
Vainqueur 2011 : Sebastian Vettel, Red Bull-Renault, 1 h 39 min 36 s 169 (vitesse moyenne : 186,069 km/h)
Pole position 2011 : Sebastian Vettel, Red Bull-Renault, 1 min 36 s 975 (vitesse moyenne : 201,169 km/h)
Record du tour en course 2011 : Sebastian Vettel, Red Bull-Renault, 1 min 41 s 852 (vitesse moyenne : 191,537 km/h)

Usure des pneus : moyenne
Pneus à surveiller : tous
Usure des freins : forte
Appui aérodynamique : très important
Pleine charge (accélérateur à fond) : 65% du tour
Secteur à fond le plus long : 930 mètres
Effet du poids de l’essence : 10 Kg font perdre 0″34 au tour

PETIT RETOUR HISTORIQUE

Le Grand Prix automobile d’Europe est une épreuve du championnat du monde de Formule 1 disputée pour la première fois en 1983.

Par Grand Prix d’Europe, la FIA désigne généralement un Grand Prix qui se dispute dans un pays accueillant déjà un Grand Prix national. Ainsi, l’appellation Grand Prix d’Europe a successivement désigné le deuxième Grand Prix britannique (à Brands Hatch en 1983 et 1985 puis à Donington en 1993), le deuxième Grand Prix espagnol (à Jerez en 1994 et en 1997, et à Valence depuis 2008) et le deuxième Grand Prix allemand (au Nürburgring en 1985, en 1995 et 1996, puis de 1999 à 2006).

En 2007, en dépit de la tenue d’un seul Grand Prix en Allemagne (au Nürburgring), l’appellation GP d’Europe a subsisté aux dépens de l’appellation GP d’Allemagne. L’Automobilclub von Deutschland (AvD), organisateur du Grand Prix disputé à Hockenheim (désormais uniquement organisé les années paires) et propriétaire de l’appellation GP d’Allemagne, a en effet refusé que cette appellation soit utilisée par l’Allgemeiner Deutscher Automobilclub (ADAC), une fédération concurrente qui organise le GP disputé au Nürburgring les années impaires.

En 2008, le GP d’Europe s’est tenu sur le Circuit urbain de Valence, un circuit provisoire installé dans les rues de Valence en Espagne. Fin novembre 2010, les organisateurs veulent rompre leur contrat avec Bernie Ecclestone alors qu’il reste encore deux ans à honorer. La raison invoquée est le coût de plus de 30 millions d’euros pour organiser la course (18 de droits pour Ecclestone, plus l’organisation de la course, la promotion, la mise en place des infrastructures du circuit dans le port et le démontage) alors que la billetterie ne génère que 10 millions d’euros de recette. En 2008 il y a eu 112000 places vendues et 75000 en 2010.

Si l’appellation Grand Prix d’Europe a existé de manière autonome à partir de la saison 1983, elle a aussi désigné de manière honorifique d’autres épreuves. Par exemple, l’épreuve inaugurale du championnat du monde, en 1950 à Silverstone, était officiellement dénommée « Grand Prix de Grande-Bretagne et d’Europe ». Cette pratique a subsisté jusqu’en 1977.

MOMENTS FORTS

Plusieurs Grands Prix d’Europe sont restés dans les annales de la Formule 1 depuis 1983.

Grand Prix automobile d’Europe 1985 : en terminant quatrième de la course tandis que son principal adversaire Michele Alboreto avait dû abandonner, Alain Prost remporte son premier titre mondial.

Grand Prix automobile d’Europe 1993 : sous la pluie, Ayrton Senna effectue une démonstration de pilotage, avec notamment un premier tour spectaculaire durant lequel il dépasse quatre concurrents.

Grand Prix automobile d’Europe 1995 : auteur d’une remontée fulgurante, Michael Schumacher dépasse Jean Alesi à l’entame du dernier tour avant de s’envoler vers la victoire et prend une option quasi-définitive sur son deuxième titre mondial.

GP d’Europe 1997 : dernière épreuve de la saison, la course est marquée par le duel Schumacher-Villeneuve. Schumacher s’auto-élimine dans une manœuvre litigieuse (qui lui vaudra d’être déclassé du championnat du monde) sur son rival canadien, lequel coiffe la couronne mondiale.

Grand Prix automobile d’Europe 1999 : à l’issue d’une course marquée par des conditions météorologiques exécrables et de multiples rebondissements, Johnny Herbert offre à la jeune écurie Stewart sa seule victoire en Grand Prix.

Grand Prix automobile d’Europe 2005 : victime d’un spectaculaire bris de suspension à l’entame du dernier tour, Kimi Räikkönen offre la victoire à son rival espagnol Fernando Alonso.

Grand Prix automobile d’Europe 2007 : La course est marquée par des conditions météorologiques difficiles, un violent orage provoquant notamment cinq sorties de pistes lors des deux premiers tours, ayant conduit à une interruption puis un second départ lancé derrière la voiture de sécurité. À seulement quatre tours de la fin, à l’issue d’un rude combat, Fernando Alonso ravit la première place à Felipe Massa qui était en tête depuis 31 tours.

Grand Prix automobile d’Europe 2009 : À la suite d’un problème lors du ravitaillement de Lewis Hamilton, Rubens Barrichello hérite de la tête de la course à 21 tours de la fin, il ne la quittera plus, remportant ainsi sa première victoire depuis cinq ans.

Grand Prix automobile d’Europe 2010 : Mark Webber, premier pilote à changer de pneus au septième tour, profite d’une piste claire pour rattraper rapidement Heikki Kovalainen. Dans le neuvième tour, il le percute à l’arrière en tentant de le doubler, effectue un demi-looping avant de retomber sur l’arceau de sécurité, puis part en un demi-tonneau pour s’encastrer dans un mur de pneus. Bien que les deux monoplaces soient détruites, les deux pilotes s’en sortent sans dommage physique.

PALMARES - Le palmarès complet depuis 1983 par ici

2000 – Michael Schumacher – Ferrari – Nürburgring
2001 – Michael Schumacher – Ferrari – Nürburgring
2002 – Rubens Barrichello – Ferrari – Nürburgring
2003 – Ralf Schumacher – Williams-BMW – Nürburgring
2004 – Michael Schumacher – Ferrari – Nürburgring
2005 – Fernando Alonso – Renault – Nürburgring
2006 – Michael Schumacher – Ferrari – Nürburgring
2007 – Fernando Alonso – McLaren-Mercedes – Nürburgring
2008 – Felipe Massa – Ferrari – Valence
2009 – Rubens Barrichello – Brawn-Mercedes – Valence
2010 – Sebastian Vettel – Red Bull-Renault – Valence
2011 – Sebastian Vettel – Red Bull-Renault – Valence

Source Wikipedia & www.valenciastreetcircuit.com